L'ignorance et l'incuriosité sont deux oreillers fort doux; mais pour les trouver tels, il faut avoir la tête aussi bien faite que Montaigne (Denis Diderot)
13 juillet 2008. Coup d'envoi à Paris de l'UPM, Union pour la Méditerranée, chère à la France. Pour comprendre la construction et les enjeux de ce projet ambitieux je vous propose plusieurs sources: le dossier spécial du Figaro avec en particulier un mode d'emploi (qui vaut ce qu'il vaut), un article intitulé "L'Union pour la Méditerranée, la fausse bonne idée?" qui apporte un regard plus critique sur la question. Les enjeux du projet sont aussi posés sur le blog Planètevivante, sur lequel j'ai trouvé ce collage, qui permet de vérifier vos connaissances sur les chefs d'Etat de la Méditerranée...
Pour la suite, c'est tellement bien fait que cela se passe de commentaire (mais il est vivement recommandé de prendre des notes...):
Je vous propose aussi les liens vers les "Images satellites de la semaine" du formidable magazine GlobalMag, diffusé tous les vendredi soir sur Arte, mais surtout disponible en streaming à n'importe quel moment sur le site de votre chaîne préférée! Ces vidéos sont toutes en lien avec le chapitre et fournissent en à peine deux minutes de formidables exemples. Ci cela vous plaît n'hésitez pas à jeter un oeil et une oreille attentive aux autres reportages:
Photo de groupe de la sortie "Auvergne Pursuit 2009", dans la carrière de Lempdes (63)
Si un petit génie de la retouche photo veut bien ajouter M. Damaschini, absent ici, qu'il se fasse connaître. Merci. PS: si l'une des personnes présente sur cette photographie s'oppose, au nom du "droit à l'image", à la diffusion sur ce blog du document précité qu'il se manifeste dès que possible à l'adresse suivante: lepetitcurieux@gmail.com
De retour après 3 jours d'évasion au pays des volcans et du désormais fameux rift continental, je vous rappelle que pour demain et la reprise des cours vous devez apportez vos photographies, vos souvenirs, les documents que vous avez reçus...bref tout ce qui pourra nous permettre de construire un compte-rendu de voyage qui pourra prendre la forme d'une exposition sur panneaux au lycée et/ou d'un album photo virtuel sur la toile (avec accès restreint bien évidemment...).
Il me semble préférable d'opérer chronologiquement. Je me permet donc de vous rappeler les étapes de notre séjour afin que vous commenciez, en ce jour férié bienvenu (au fait le 8 mai ça vous dit quelque chose?), à trier et classer vos informations. Vous pouvez également vous inspirer de la carte Google Map, intégrée ci-dessous, pour revivre cette aventure qui j'espère restera un bon souvenir pour tout le monde!
Mardi 5 mai 2009: 6h00: départ de Lognes 11h00: aire de l'Allier à Doyet (les équerres) 13h00: puy Pariou 19h00: arrivée au Chalet du C.U.C. à Super-Besse 21h00: soirée "Talents"
Puy Pariou vu du ciel (GoogleEarth)
Mercredi 6 mai 2009: 9h00: carrière de Lempdes 13h00: volcan de Lemptegy 20h00: soirée studieuse au chalet
Le volcan de Lemptegy (GoogleEarth)
Jeudi 7 mai 2009: 9h00: Champeix 14h00: ClermontExpress à Clermont-Ferrand 17h00: départ sous la pluie 23h30: arrivée dans la nuit
QUE CEUX QUI LISENT CE MESSAGE FASSENT PASSER L'INFORMATION A LEURS CAMARADES PAR MAIL, MSN, FACEBOOK ET AUTRES APPLICATIONS "WEB 2.0" QUI VOUS ONT TANT MANQUE PENDANT 3 JOURS...
Le festival Europavox se tient depuis 2006 à Clermont-Ferrand et dans ses environs. Il a pour vocation de réunir la crème des musiques actuelles, tous styles confondus. L'édition 2009 se tiendra du 27 au 31 mai prochain et proposera entre autres les concerts de Vitalic, Charlie Winston, Bloc Party, Herman Düne ou Olivia Ruiz. La scène clermontoise sera elle aussi représentée. Pour vous faire une idée, rendez-vous sur le site europavox.com
Pour préparer la sortie en Auvergne, je vous propose de la musique Clermontoise, aussi tendance que méconnue. Cet article s'inspire très largement d'un article du numéro 9 de Volume, le magazine musical par les Inrockuptibles (avril 2009). "Clermont sur un volcan" est écrit par Richard Robert.
Sur la scène rock français, Clermont-Ferrand était il y a peu encore très loin des scènes provinciales telles que Bordeaux, Nantes, Angers, Rennes ou encore Rouen. Pour les amateurs de musique moyens, Clermont-Ferrand, capitale de la région Auvergne, c'était la bourrée auvergnate et "Le blues in Clermont-Ferrand" de Coluche qui montre que déjà, entre les volcans et les usines Michelin, la musique clermontoise était "rock'n'roll" (les paroles).
Une petite scène "garage" vivotait dans les années 1980 (autour des Real Cool Killers) alors que Jean-Louis Murat, le plus célèbre des artistes auvergnats, perché dans les montagnes auvergnate (il est né à Clermont-Ferrand et passe sa jeunesse dans la ferme familiale à la Bourboule) apparaissait encore comme très isolé.
Le 1er 45tours (...) des Real Cool Killers, 1987. Personnellement je suis passé à côté mais pour Jean-Luc Mannet, journaliste aux Inrock', c'est un évènement!
Jean-Louis Murat, en Auvergne.
Vous ne connaissez pas Jean-Louis Murat? Il a fait ça (entre autres...):
Mais dans les années 90 avec la tertiairisation des activités du plus gros employeur de la ville, la ville s'est internationalisée: Michelin a perdu 15 000 emplois (essentiellement des ouvriers) qui ont été compensés par la création de postes dans les services, la recherche ou l'université. Il y a 5000 étudiants étrangers à Clermont-Ferrand! Conjugée à une politique culturelle volontariste de la part des élus locaux, cette transformation a créé une effervescence favorable à l'émergence d'une "nouvelle scène" clermontoise dans les années 2000.
Une ascension fulgurante, de beaux succès commerciaux ont même fait dire en 2008 au journaliste David Davet du Monde que Clermont-Ferrand était "la capitale du rock français"! Il est vrai qu'avec près de 800 groupes référencés, la ville a des arguments de poids. Cependant les Clermontois sont sages et ne s'enflamment pas ("ils savent trop bien perdre" dirait un fan de l'ASM sachant manier l'autodérision...) comme en témoigne Pierre Andrieu, animateur radio fin connaisseur de cette scène "alternative" (il est certains que les groupes dont on va parler ici ne passent pas tous sur W9 ou NRJ12...): "L'article du Monde nous a fait plaisir, même s'il nous a aussi fait rire. Pour une fois on ne disait pas que Clermont était la capitale des licenciements et des pneus cramés. Mais il ne faut pas oublier que, comme partout ailleurs, il y a ici autant de très bons que de très mauvais groupes".
Essayons de nous concentrer sur ceux que la presse spécialisée encense et que les publicitaires s'arrachent. En effet le groupe Cocoonformé en 2006 à Clermont-Ferrand connait un beau succès et a vu trois de ses titres être utilisés par quatres marques aussi prestigieuses que Danone, Peugeot, Lancel ou Volkswagen. Vous connaissez forcément l'une de ces ritournelles folks:
Toutes ces chansons sont extraites du premier album du groupe My Friends All Died In A Plane Crash sorti en 2007. Leur Myspace.
Mais la scène est très variée, les styles sont représentés notamment grâce aux actions d'une poignés de labels locaux qui eux-aussi s'adaptent au succès: ainsi dans l'écurie, Kutu Folk fondée en 2006 et comparée à une "Motown auvergnate" (rien que ça!) sont produits des groupes de Clermont qui commencent à faire parler d'eux à l'échelle nationale. The Delano Orchestra connaît notamment un certain succès depuis la sortie de leur album intitulé A Little Girl, a Little Boy, and all the Snails They Have Drawn, en 2008. D'abord organisatrice de concerts, l'association s'est mué en label indépendant et alternatif, dépassant largement le cadre "néofolk" dans lequel certains l'ont un peu trop vite enfermé suite aux sorties de Leopold Skin et St Augustine. Ainsi, les groupe Pastry Case peut être rapproché de la scène hip-hop des Sage Francis ou Buck 65, pour les amateurs.... Les groupes clermontois sont très nombreux et si tous ne sont pas connus certains commencent à tourner au-delà des sphères d'influence de la capitale auvergnate, en participant aux festivals de France et de Navarre (Printemps de Bourges, Eurockéennes de Belfort, etc...) ; citons par exemple The Elderberries, Quidam (qui chante en français), Mustang qui fait revivre les rock crooner des années 50-60, Subway ou encore B/O/L/I/K et le Big Royal Kunamaka Orchestra. Impossible de tous les énumérer tant la scène Clermontoise est prolixe. Pour vous faire une idée, on recense plus 500 pages myspace tenues par des groupes de la ville: cliquez ICI pour y jeter un oeil et faire vos choix selon vos styles préférés... Pour les fainéants, je vous propose deux playlist assez éclectiques (même si le rock, au sens large, domine).
Une telle production n'a pu être possible que grâce à une structure permettant d'accueillir tous ces groupes: La Coopérative de Mai. Salle de concert bâtie sur l'ancienne coopérative de l'usine Michelin en 2000, elle sert de tremplin aux groupes clermontois tout en permettant la venue en Auvergne de têtes d'affiche de la scène musicale internationale. Clermont-Ferrand est devenue une étape quasi-incontournable pour les tournées! Le directeur des lieux, Didier Veillault explique le double rôle de la Coope: "On a souvent invité des groupes du coin à ces concerts [ceux des groupes internationalement connus]. On sait que ça peut davantage les faire progresser que trois heures de répète. Créer de la séduction et de l'émulation, cela fait aussi partie de l'accompagnement qu'on doit leur proposer. Ils en apprennent forcément des tonnes en voyant jouer des groupes de ce calibre." Conséquence du succès, certains animateurs de la scène musicale locale critiquent la direction commerciale prise par la Coopé, qui privilégierai les noms ronflants et vendeurs pour remplir sa salle. Mais c'est oublier l'importance d'une telle structure pour faire vivre la culture dans une ville...
Caricature de Willem parue en octobre 2005 dans Libération. Il y a ici une référence au projet de loi visant à l'enseignement du "rôle positif de la colonisation" et à la torture organisée par l'armée française et en particulier le général Massu lors de la guerre d'Algérie.
Absent cette semaine je vous propose d'enrichir votre cours sur le colonialisme à travers quelques vidéos trouvées sur le net et dont je vous ai déjà parlé en classe. Il serait bien de vous partager les visionages puis que vous en diffusiez le résumé à vos camarades.
Zoos humains, de Pascal Blanchard et Eric Deroo (2002)
Documentaire. Le film "Zoos humains" est né d'un travail universitaire réalisé par Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, aidés par de nombreux spécialistes de la question (53 auteurs en tout), dont les résultats sont disponibles dans l'ouvrage collectif Zoos humains, de la venus hottentote aux reality shows, publié en 2002 aux éditions La Découverte. L'ouvrage veut avant tout étudier la construction de la perception du colonisé, de l'Autre, par les Européens, en déterrant une pratique, les zoos humains, placée au coeur de la politique coloniale mais totalement effacé de notre mémoire collective. Le livre explore particulièrement la période 1830-1931, siècle de l'apogée des zoos humains ou expositions zoologiques et de l'enracinement des clichés raciaux dans les mentalités occidentales, à l'origine du "racisme populaire" mis en avant dans le documentaire, et dont des traces sont encore visibles aujourd'hui.
Le roi blanc, le caoutchouc rouge et le sang noir, de Peter Bate (2004)
Documentaire. Léopold II est honoré comme un grand roi dans les manuels scolaires belges depuis une centaine d'années, et, ce, même si on le croit responsable de la mort de dix millions d'Africains au Congo. C'est ce que ce documentaire controversé avance. En 1885, les grandes puissances occidentales ont accordé au roi Léopold un type de souveraineté philanthropique sur ce pays africain inexploré. Le roi a nommé un explorateur pour superviser le « défrichage » du pays, qui a souffert de l'exploitation démesurée de ses ressources naturelles pour répondre aux besoins industriels pressants en caoutchouc naturel. Le film déterre l'histoire cachée et les pages les plus sombres du chapitre humain et économique et, empruntant un terme (très) lourd de sens, dépeint Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme l'égal de Hitler en ce qui a trait à la cruauté et la culpabilité universelle. Seriez-vous surpris d'apprendre que lorsque la diffusion du film a été annoncée, la maison royale s'est mise à fulminer et elle n'apprécie encore guère le film. Ils ne sont pas les seuls Belges à maudire le réalisateur britannique. (source: presafrique.com)